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16.04.2008

2008 sera l'année de la Chine

Cette année 2008 s'ouvre sur bien des incertitudes, des élections présidentielles américaines à l'évolution du Moyen-Orient, mais heureusement il existe aussi des certitudes que nous offre le calendrier institutionnel : avec les Jeux olympiques de Pékin, cet été, nous sommes au moins certains que la Chine occupera pendant de longs mois le centre politique et symbolique de la scène mondiale.

Malgré cette assurance, nous ne pouvons qu'être frappés par le haut degré d'incertitude que nous présente aujourd'hui la Chine dans toutes ses dimensions. Pourtant, les dernières années écoulées ont été marquées par une marche en avant presque inexorable. Succès économique : la plus forte croissance de l'histoire (sans doute 11% encore en 2007), sur dix ans d'accroissement moyen de 10%, un doublement (100%) du PIB. Succès social : un tiers de la population qui se situait au-dessous du seuil de pauvreté rejoint peu à peu le premier tiers relativement prospère ; c'est donc 800 millions de Chinois qui aujourd'hui connaissent un enrichissement personnel sans précédent. Succès entrepreneurial, avec l'émergence de grandes sociétés, tels Lenovo dans l'informatique ou encore la Cnooc dans le domaine de la prospection pétrolière, lesquelles, avec l'aide des fonds souverains de l'État chinois, vont commencer à faire le marché d'entreprises petites et moyennes en Amérique ou en Europe.

Succès politique : pendant la progressive transformation de la vie intérieure du Parti communiste chinois sous Deng Xiaoping, la bataille politique faisait rage dans les organes dirigeants. De temps en temps, un dignitaire d'importance était éliminé et, dans une génération qui avait connu la révolution puis la Révolution culturelle, les préoccupations idéologiques étaient encore fortes et le débat sur l'avenir de la société chinoise, planification ou économie de marché par exemple, demeurait très intense. Avec la nouvelle génération, ce débat est enfin clos : tous adhèrent au modèle d'économie sociale de marché tiré par les exportations, en raison même de sa réussite apparemment totale. Selon le mot du comte de Saint-Simon qui plaisait tant à Marx, «le gouvernement des hommes» a très sérieusement donné la place à «l'administration de choses», les rivalités de personnes se réduisant peu à peu à des conflits d'ego, solubles dans le management quotidien.

Par son profil à la fois modeste et austère qui fait équilibre avec la prospérité parfois insolente des grandes villes, Hu Jintao a su ainsi pacifier entièrement la direction du parti et maintenir une place importante à son principal rival, Zeng Qinghong, ou encore confier des fonctions régionales importantes à des compétiteurs possibles comme Bo Xilai, devenu coordinateur de toute la Mandchourie.

Succès géopolitique enfin, quand la totalité des chefs d'État africains est venue sans état d'âme à Pékin pour baiser l'anneau impérial, comme autant de nouveaux tributaires du grand Empire chinois. Même triomphe en Russie, où Pékin a tranquillement racheté tout ce qui produit et même pense (les laboratoires de recherches d'Akademgorodok à Novossibirsk), au moins à l'est de l'Oural, faisant peu à peu de la Sibérie et bientôt de l'Asie centrale un protectorat économique. Pourtant, cette incroyable embellie connaît ses premières secousses, peut-être annonciatrices d'une crise profonde.

D'abord, l'inflation. Celle-ci a les mêmes causes qu'ailleurs, c'est-à-dire le choc pétrolier. La Chine, qui consomme à peu près le triple de notre énergie pour obtenir un point de croissance, ressent particulièrement la nouvelle donne pétrolière, ce qui l'éloigne de facto de toute alliance islamiste. Mais il y a aussi les effets pervers d'une politique mercantiliste qui a permis tout d'abord la formidable expansion actuelle : la Chine, en achetant massivement des bons du Trésor américain, est parvenue à enrayer ainsi la hausse inévitable de sa monnaie, afin de continuer à stimuler, un peu artificiellement, ses exportations en zone dollar et en zone euro. L'importation de tous ces dollars diffuse une masse monétaire découplée de toute production et pousse ainsi à une inflation qui est comme la revanche sur le cours artificiel de la monnaie nationale. Enfin, inflation et hypercrois­sance commencent aussi à provoquer une hausse des prix et des salaires qui finit par se ressentir à l'échelle mondiale. Shanghaï est d'ores et déjà la ville la plus chère du monde devant New York, Londres et Moscou.

Aucune de ces menaces n'est mortelle. Mais le modèle chinois doit changer rapidement : une plus forte croissance intérieure, notamment par le développement des infrastructures au centre du pays, une autre politique énergétique, pas seulement par une diversification de l'offre (programme nucléaire) mais aussi par une diminution de la demande sous l'effet d'un choc de productivité. Aucune de ces manœuvres n'a échappé à Hu Jintao, mais celles-ci impliquent aussi une bataille politique difficile contre les grandes villes et au profit des régions de l'intérieur et contre les grands lobbys de l'industrie nationale. Hu Jintao aurait-il besoin, tout comme l'eut en son temps Gorbatchev, d'une démocratisation véritable pour parvenir au bout de cette restructuration ?

L'armée française, un atout du monde pour la paix

Un des événements les plus marquants de la dernière réunion de l'Otan a été la proposition de Nicolas Sarkozy d'envoyer un bataillon supplémentaire de soldats français pour aider le peuple afghan à retrouver sa liberté et obtenir une vie meilleure. Les alliés de la France ont reçu cette nouvelle avec chaleur et soulagement : leur enthousiasme était proportionnel non pas au nombre de soldats concernés, mais plutôt à la compétence militaire reconnue de ces hommes et femmes courageux. C'est en ce moment critique, alors que le gouvernement français décide de sa position militaire future au cours d'une révision stratégique majeure, qu'il est intéressant de se pencher sur la nature de l'une des plus anciennes institutions militaires de l'Occident : l'armée de terre française.

En tant qu'ancien chef d'état-major de l'armée de terre américaine, et président en exercice de l'Association de l'US Army, je suis bien conscient que l'armée de terre française est non seulement le partenaire le plus ancien de l'armée américaine, mais aussi l'un des plus puissants atouts du monde pour assurer paix et stabilité.

Pendant des siècles, l'armée française s'est battue avec courage et élan pour la défense du territoire national. Et comme le montrent la bataille de Yorktown, en 1781, la deuxième bataille de la Marne, en 1918, et celle de Provence, en 1944, elle s'est souvent battue côte à côte avec l'armée américaine. Mais depuis la fin de la guerre froide, l'armée française a pris une tout autre dimension : c'est une des seules armées de terre au monde capable de mener une intervention prolongée à travers le globe au service de la paix et la sécurité.

Au fil des années, l'armée française a su créer une véritable force professionnelle qui, maintes fois, a montré sa capacité à pouvoir déployer des soldats très avertis dans les techniques et tactiques du maintien de la paix et du conflit armé. Les soldats français comptent aussi parmi les soldats les mieux équipés, dominant tous les aspects de la technologie et de l'informatique modernes. Là encore, les soldats français et américains ont souvent agi ensemble de la guerre du Golfe aux Balkans, en passant par l'Afrique et l'Afghanistan.

Au cours de ces opérations, les soldats français ont développé une attitude et un comportement qui sont essentiels pour toute intervention dans le monde d'aujourd'hui, une attitude mêlant le respect envers les populations des zones d'opération et le véritable désir d'aider les personnes en difficulté. Cette capacité remarquable est illustrée par les soldats français qui enlèvent leurs casques et font don de leurs bérets en toute occasion, afin d'offrir aux populations locales une image plus pacifique.

Une maîtrise totale et sophistiquée des outils complexes de la guerre terrestre moderne ainsi qu'un maintien des valeurs militaires traditionnelles de l'une des armées les plus légendaires de l'histoire donnent à l'armée de terre française un rôle important à jouer dans les crises que connaissent déjà et connaîtront les grandes démocraties. Dans un monde où les ressources naturelles diminuent et où les impacts du changement climatique annoncent d'autres problèmes aussi complexes, les armées de terre occidentales capables de mettre en place une force d'intervention de taille et de qualité suffisantes pour être véritablement efficace se comptent sur les doigts d'une main.

Aux États-Unis, on se bat déjà pour préserver les compétences spécifiques de l'US Army, une institution hautement respectée par le peuple américain, mais qui connaît actuellement des pressions énormes à cause de ses engagements à travers le monde et des restrictions budgétaires. Comme cela a souvent été le cas dans l'histoire des armées américaine et française, les ressemblances sont frappantes. Étant donné les pressions similaires auxquelles l'armée de terre française est soumise, ceux qui savent à quel point une armée de terre de premier ordre est indispensable ne peuvent qu'espérer que les dirigeants de la France sauront garder leur superbe armée de terre pour le moins à son niveau actuel. Le monde n'en sera que meilleur si tel le cas.

10.04.2008

Femmes, libres et égales

« Jamais les femmes n’ont été aussi proches d’être libres et égales aux hommes. Et jamais le fossé qui les en sépare n’a semblé aussi grand » a déclaré Nicolas Sarkozy à l’occasion de la convention que l’UMP a consacré aux Femmes, le 7 mars 2006, à la veille de la Journée internationale des femmes.

 

 
Bon point pour l’UMPLe Président de l’UMP s’est félicité de nombre croissant des femmes parmi les nouveaux adhérents du mouvement, 42% contre 29% auparavant.

Il a rappelé que « les femmes subissent des discriminations, mais partent aussi avec des handicaps, notamment en matière de diplômes ou de formation ». Par ailleurs, la double voire la triple journée qu’elles doivent mener dans certains cas pour combiner vie professionnelle, vie de mère de famille et vie de femme, ne facilite pas non plus leur carrière professionnelle et l’accès aux responsabilités. 

Préserver les droits et les libertés des femmes 

Le Président de l’UMP a fait part du constat très médiocre de la situation des femmes malgré des « progrès incontestables » accomplis depuis 60 ans.  

Il a rappelé que plusieurs des droits et libertés des femmes sont menacés en France aujourd’hui, qu’il s’agisse :

- des violences physiques, sexuelles ou psychologiques que subissent les femmes : 50 000 femmes sont victimes de viols chaque année ;

- des délais imposés pour l’avortement, faute de personnel et de moyens suffisants, alors que l’avortement est déjà un drame pour les femmes qui le vivent ;

- de la prostitution : Nicolas Sarkozy a ainsi rappelé qu’il faut poursuivre « la lutte contre les réseaux de prostitution et aider les victimes à dénoncer leurs proxénètes et permettre leur réinsertion » ;

- de l’accès à la contraception pour certaines jeunes filles, notamment celles vivant dans les banlieues ;

- du mariage forcé, de la polygamie et de l'excision. Il a souligné que « le message de l'UMP est parfaitement clair : il n'y a pas "d'excuse culturelle" ». 

Le Ministre de l’Intérieur a précisé que dans le projet de loi sur l'immigration prochainement présenté au Conseil des ministres, le contrat d'accueil et d'intégration qui sera rendu obligatoire pour tous les étrangers qui souhaitent s'installer en France comprendra une information précise sur les droits des femmes tels qu'ils s'appliquent en France. « Le contrat sera obligatoire pour les épouses, mais aussi pour les maris. Et la méconnaissance de nos principes républicains entraînera un refus d'installation en France ».  

Nicolas Sarkozy a proposé une orientation de la médecine scolaire sur « la prévention de ces situations et l'information des jeunes filles ».Il a affirmé qu’il faut « profiter de l'accueil des jeunes enfants pour accompagner les mères » en leur proposant une alphabétisation, veiller à ce qu’elles apprennent à exercer leur autorité parentale. 

Enfin, il a rappelé la nécessité de « créer des internats de réussite éducative et des lycées expérimentaux d'excellence » pour permettre aux jeunes filles de réussir des études ambitieuses.  

ZOOM SUR la lutte contre les violences faites aux femmes L’action du plan de prévention de la délinquance et du projet de loi à venir aura trois dimensions : - une répression plus ferme, avec notamment la création d'une circonstance aggravante d'habitude, qui viendra compléter des mesures déjà en cours d'adoption par le Parlement ; - une meilleure prise en charge des victimes avec la présence de psychologues et de travailleurs sociaux dans les services de police et de gendarmerie. - la prévention. Le procureur de la République aura la possibilité d'éloigner immédiatement du domicile le conjoint violent. Des injonctions de soins pourront être prescrites dès la phase pré-sentencielle.  La proposition de loi sur les violences faites aux femmes et aux mineurs, qui est actuellement en cours de discussion, renforce la lutte contre les mariages forcés, l'excision et d'autres formes de violence subies par les femmes immigrées ou issues de l'immigration.

Egalité professionnelle hommes-femmes : encore des progrès à faire 

Les femmes ont tout pour être l'égal des hommes dans la vie professionnelle.  

Après avoir rappelé que la plupart des femmes ont toujours travaillé et ce depuis longtemps, que les Françaises sont « en Europe celles qui travaillent le plus et font le plus d'enfants » et qu’il existe « des lois qui prévoient et organisent l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes » ainsi que des sanctions, le Président de l’UMP a souligné pour les dénoncer les inégalités professionnelles qui demeurent dans notre pays. « La première demande des femmes, c'est qu'on garantisse l'égalité professionnelle » a-t-il déclaré. Or, le salaire moyen des femmes reste inférieur de 40% à celui des hommes, en comptant tous les emplois, y compris ceux à temps partiel. 11% des femmes occupent des emplois précaires, contre 6% des hommes. 30% des femmes sont à temps partiel contre 5% des hommes. Et les femmes ne représentent que 10% des PDG d'entreprise. Il a estimé nécessaire de faire appliquer la loi Génisson de 2001, qui oblige les entreprises à engager des négociations collectives sur ce sujet. Agir sur les raisons structurelles à l’origine de ces différences est indispensable. Cela passe tout d’abord par le choix des emplois exercés. La réforme de l'orientation scolaire que préconise l’UMP doit contribuer à supprimer les stéréotypes sur certains métiers. Par la suite, la formation professionnelle continue « doit permettre de redresser les écarts de compétences et de diplômes entre les hommes et les femmes ».

L’UMP propose à cette fin « que les entreprises soient tenues de consacrer à la formation professionnelle des femmes une somme proportionnelle au taux de féminisation de l'entreprise ». 

Par ailleurs, la maternité ne doit pas dissuader les entreprises d’embaucher et de promouvoir les femmes. L’UMP propose ainsi que « le congé parental soit partagé entre le père et la mère » et d’en assouplir les modalités. Mais ceci n’empêche pas que « les interruptions de carrière, le temps partiel et parfois le renoncement des femmes à leurs ambitions initiales pour mieux s'occuper de leurs enfants pénalisent l'évolution de leur parcours professionnel ».  

 

Comment concilier vie professionnelle et vie familiale des femmes : questions sans tabouNotre société doit être assez souple dans son organisation pour répondre à la diversité des situations que connaissent les femmes, celles qui travaillent comme celles qui ont fait le choix de se consacrer à plein temps à l’éducation de leurs enfants. Nicolas Sarkozy a rappelé que le politique devait se garder de « porter des jugements de valeurs sur les choix de vie que font les uns et les autres ».

Parmi les mesures qui peuvent aider les femmes à assumer leur double, voire leur triple journée, et qui peuvent garantir le libre choix des mères d'interrompre ou de continuer leur activité professionnelle, l’UMP propose de développer les divers modes de garde et de- solliciter davantage les entreprises, qui ont tout intérêt à avoir des crèches pour leurs salariées.

L’UMP propose en particulier que « les comités d'entreprise soient autorisés à consacrer la part qu'ils reçoivent actuellement des entreprises au titre de leurs dépenses de fonctionnement (0,2% de la masse salariale) à l'ouverture de crèches » ;- prévoir suffisamment de places en crèches pour les agents dans les administrations ;- augmenter le nombre de places en crèches publiques et en assouplir les horaires ;- permettre aux « anciennes mères de famille qui le souhaitent de travailler dans des crèches ou de rejoindre les métiers des services à la personne grâce à la validation des acquis de l'expérience ».   

Favoriser l’ascension des femmes aux postes de responsabilité.  

La « tendance naturelle des décideurs à reproduire les modèles existants » et « la représentation négative » que certains d’entre eux se font encore de la femme expliquent en partie que l’ascension professionnelle des femmes soit encore trop souvent interrompue en cours de carrière. L’UMP propose que « les jurys de concours dans la fonction publique soient paritaires » et que « pour chaque nomination à un poste important de la fonction publique », la candidature d'un homme et d'une femme soit systématiquement. Rappelons par ailleurs que le projet de loi sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes prévoit l'obligation pour les entreprises, d'ici cinq ans, d'avoir au moins 20% de femmes dans leur conseil d'administration.    

Lutter contre la précarité et la pauvreté qui touchent les femmes 

Quelques chiffresLes femmes représentent 80% des travailleurs à temps partiel, 80% des emplois non qualifiés, 80% des salaires inférieurs ou égaux au SMIC et 80% des chefs de famille monoparentale. S’agissant des femmes à la retraite, leur pension moyenne est inférieure de 42% à celle des hommes. Toutes les enquêtes le montrent, le travail à temps partiel et les interruptions d'activité sont subis pour une majorité de femmes, et notamment pour celles qui sont les moins favorisées.

 

 L’UMP propose plusieurs mesures pour aider les femmes à sortir de la précarité et à retrouver des emplois à temps complet, meilleur moyen de garantir leur autonomie. Il faudrait « engager un programme spécifique de retour à l'emploi des bénéficiaires de l'API ». Parallèlement, il conviendrait « de les aider à retrouver un emploi en les confiant aux organismes de placement les plus performants ». L’accès à la formation professionnelle continue des femmes en situation précaire devrait être prioritaire.   

 Les femmes en politique : des déclarations aux actes 

Quelques chiffresLes femmes représentent 11% des maires, 12,3% des députés, 16,9% des sénateurs, un tiers des membres des organes nationaux de décision des partis politiques.

En politique, « la légitimité découle du suffrage universel et le suffrage universel se gagne sur le terrain » a rappelé le Président de l’UMP. Or, il est très difficile pour les femmes font déjà une double, voire une triple journée d’être présentes constamment sur le terrain.Nicolas Sarkozy a défendu la loi sur la parité expliquant que sans elle, la situation n’aurait pas changé. Il a néanmoins rappelé que cette loi est « loin de lever tous les obstacles » de l’accès des femmes aux responsabilités politiques.  

Nicolas Sarkozy a donc pris plusieurs engagements.  

- renforcer la présence des femmes dans les instances dirigeantes de l'UMP 

- présenter 30% de candidates aux prochaines élections législatives et 50% de femmes candidates ou suppléantes.

- maintenir voire alourdir les sanctions financières pour insuffisance de candidates et « créer en plus un bonus pour toutes les femmes élues à l'Assemblé nationale. C'est un système qui poussera à présenter des femmes en position éligible » a déclaré le ministre.

- étendre les obligations de parité aux communes de 2 500 à 3 500 habitants. « Conformément aux annonces du Président de la République, [ces obligations] s'appliqueront aux exécutifs des régions, de certaines communes et des structures intercommunales ». Le Président de l’UMP a également proposé « de doter les conseillers généraux de suppléants de sexe opposé afin de favoriser l’implantation locale de femmes ».

Concertations autour de la prise en charge

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Concertations autour de la prise en charge de la dépendance
Xavier Bertrand et Valérie Létard ont reçu jeudi 3 avril les cinq confédérations syndicales ainsi que le patronat pour une journée d’entretiens bilatéraux sur la prise en charge « du cinquième risque dépendance ».

Xavier Bertrand et Valérie Létard ont reçu jeudi 3 avril les cinq confédérations syndicales ainsi que le patronat pour une journée d’entretiens bilatéraux sur la prise en charge « du cinquième risque dépendance », qui s’ajoutera aux risques déjà couverts comme la maladie, les accidents du travail ou le chômage.

La nécessité d’agir

La perte de l’autonomie est  l’une des préoccupations de santé les plus urgentes. En effet, si elle touche aujourd’hui un million d’handicapés et autant de personnes âgées, elle est en passe de devenir un phénomène d’autant plus important du fait de l’allongement de la durée de vie. Ainsi, d’ici 2015, la France comptera deux millions de personnes de plus de 85 ans contre 1,3 millions aujourd’hui ; le nombre de personnes âgées dépendantes progressera également de 1,5% par an en moyenne d’ici à 2040.

D’où la nécessité d’agir vite pour adapter le dispositif de protection sociale et l’organisation des services apportés aux personnes dites « dépendantes » : « l’organisation des soins doit être adaptée, le nombre de maisons de retraite et de services infirmiers à domicile augmenté, et le système de prise en charge de la dépendance aménagé pour mieux tenir compte de cette réalité » a ainsi déclaré Xavier Bertrand.

Un engagement déterminé 

Cette nécessité, Xavier Bertrand et Valérie Létard en ont fait une priorité du gouvernement, activement soutenus par le Président de la République qui s’était engagé sur ce thème auprès des Français durant la campagne présidentielle. Ainsi les deux ministres ont-ils tenu à recueillir dès à présent les propositions des partenaires sociaux sur les besoins, la gouvernance et le financement du futur dispositif. A ce sujet, Xavier Bertrand a d’ailleurs indiqué : « il ne s’agit pas pour nous de financer autrement ce qui est fait aujourd’hui. Il faut faire plus, il faut faire mieux ». Quant aux syndicats, ils se sont entendus sur le principe d’un « socle universel important financé par la solidarité nationale ».

Cette première journée de consultation a donc permis de définir les positions des partenaires sociaux à partir de laquelle le ministre du Travail et la secrétaire d’Etat en charge de la Solidarité entameront une réflexion afin de soumettre leurs suggestions au plus vite. Xavier Bertrand a d’ores et déjà garantit au terme de cette rencontre qu’il présenterait ses premières propositions d’ici un mois, pour une mise en place du cinquième risque de protection sociale dès l’année prochaine.

Un projet de loi doit ainsi être présenté au Parlement dans les mois à venir pour entrer en vigueur en 2009.

 

La France dans l’OTAN

Lors du sommet de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) à Bucarest le 3 avril, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur les orientations de la politique française en matière de défense et de sécurité nationale.

Ainsi, le Président de la République a affirmé que la France, membre fondateur de l’OTAN, avait vocation à « poursuivre le processus de rénovation de ses relations avec l’OTAN ». Pour donner le nouvel élan à l’Europe de la défense nécessaire, Nicolas Sarkozy souhaite profiter de la présidence française de l’UE permettant ensuite à la France de prendre toute sa place dans les structures de l’OTAN.

Parmi les défis qui s’imposent à la France et à ses partenaires européens, la situation afghane revêt une importance particulière. L’objectif est double, au niveau militaire d’abord, l’Afghanistan est un enjeu stratégique majeur central dans les relations entre l’Islam et l’Occident. Ensuite, la tâche qui incombe aux militaires sur place réside dans la responsabilisation du peuple afghan, il s’agit de « leur transférer progressivement les responsabilités.

C’est pour ces raisons que le président de la République a souhaité renforcer la présence française dans cette région et envoyer un bataillon de militaires supplémentaire.

Le Président de la République qui plaide également pour l’élargissement de l’Alliance à de nouveaux pays, souhaite pour parer aux nouvelles menaces telles que le terrorisme, les cyber attaques, la prolifération, que l’Alliance se transforme et se donne les moyens de répondre à la montée de cette menace. Nicolas Sarkozy souhaite donc que le débat en matière de défense continue et s’enrichisse.

 

06.04.2008

Un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin

Le sujet d'un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin embarrasse décidemment Paris. Samedi après-midi, Rama Yade a démenti, auprès d'Europe 1, avoir parlé de "conditions" à la présence de Nicolas Sarkozy dans la capitale chinoise, le 8 août prochain. Pour Bernard Kouchner, cela reviendrait à "torpiller une éventuelle participation au dialogue".

Boycottera, boycottera pas... la question demeure entière samedi. Dans une interview accordée au Monde, Rama Yade posait samedi trois "conditions indispensables", selon elle, pour que le président assiste à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, le 8 août prochain à Pékin... avant de se rétracter quelques heures plus tard.

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme a en effet démenti auprès d'Europe 1 avoir parlé de "conditions" à la présence du chef de l'Etat dans la capitale chinoise. Elle assure que le journaliste du Monde a interprété ses propos. Selon Rama Yade, les trois points cités par le quotidien du soir - à savoir la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama - ne sont pas des "conditions indispensables" mais des "souhaits" formulés par son cabinet, rapporte la radio. Et de préciser que ces "souhaits" engagent son seul cabinet du secrétariat aux droits de l'Homme. Un démenti réaffirmé un peu plus tard dans un communiqué: "Le terme de conditions n'a pas été employé. Comme depuis le début de la crise au Tibet, j'ai veillé à exprimer la position de la France en termes précis." Le Monde estime quant à lui avoir "fidèlement retranscrit les propos de Rama Yade".

Les regrets de Robert Ménard

Un peu plus tôt, alors que les médias reprenaient tour à tour ces "conditions" à la présence de Nicolas Sarkozy et que Reporters sans frontières se réjouissait déjà de ce "pas en avant" de la France dans ce dossier, l'Elysée avait démenti toute décision du chef de l'Etat. Toujours selon Europe 1, la présidence française a fait savoir que la déclaration de Rama Yade n'engageait pas le chef de l'Etat. Interrogé lors du journal de 20 heures de France 2, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a confirmé cette information, indiquant qu'il n'y avait "pas de conditions à la présence de Nicolas Sarkozy en Chine. "Ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue que de poser des conditions", a-t-il ajouté, précisant que la France n'avait pas encore arrêté sa décision dans ce dossier.

Invité à commenter ce démenti, Robert Ménard, le président de RSF, a déclaré: "J'aurais aimé que la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme ait tenu ces propos et que ces conditions aient été exigées mais pour l'instant je ne peux pas commenter des déclarations qui n'ont visiblement pas été tenues."

Dans l'entretien paru samedi, Rama Yade ne fixe pas de calendrier à l'éventuelle décision d'un boycott, précisant simplement que le chef de l'Etat la "prendra au regard de l'évolution des événements actuels et s'exprimera après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne". "Nous ne voulons pas donner de leçon, mais nous demandons que la Chine tienne ses engagements (...) Si la Chine ne relève pas le défi des droits de l'Homme, les Jeux se résumeront aux événements du Tibet", prévient-elle, avant de lancer: "La Chine sans les droits de l'Homme ne sera jamais une véritable grande puissance."

Depuis le début de la crise tibétaine, la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme n'a jamais caché son hostilité envers Pékin. Le 20 mars dernier, elle avait été l'un des premiers membres du gouvernement à prendre position dans ce dossier, évoquant, sur Canal +, un possible boycott de la cérémonie d'ouverture. "S'il y a un bain de sang au Tibet, je ne vois pas ce que je vais faire dans un gradin à observer une manifestation sportive", avait-elle alors déclaré. Une position réitérée à plusieurs reprises. Interrogée par Le Monde sur sa présence lundi lors du parcours de la flamme olympique à Paris, elle a répondu: "Traditionnellement, ce sont les ministres des sports, Bernard Laporte et Roselyne Bachelot, qui assistent à l'événement. Moi, aujourd'hui, j'aimerais plutôt être à Dharamsala [ville du nord de l'Inde où vit en exil le dalaï-lama, ndlr]."

Du côté de la présidence française, la prise de position est moins tranchée. Après un long silence, Nicolas Sarkozy avait appelé fin mars son homologue chinois, Hu Jintao, à la retenue. Une tiédeur qui avait été vertement critiquée, y compris au sein de la majorité. Sur son blog, l'ancien Premier ministre, Alain Juppé avait dénoncé ces responsables occidentaux qui demandent à la Chine de "tuer avec retenue". Interrogé le 25 mars sur l'éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture, Nicolas Sarkozy avait alors ouvert le champ des possibles, déclarant: "Toutes les options sont ouvertes. (...) Je ne ferme la porte à aucune éventualité."

05.04.2008

Nouveaux panneaux de signalisation et modifications

La publication d’un arrêté modificatif de l’arrêté de 1967 le 13 mars a été l’occasion de mettre à jour les panneaux disponibles pour la signalisation. Rappelons que tout panneau qui ne serait pas expressemment autorisé est illégal. Voici les principales nouveautés ou principaux changements qui touchent le milieu urbain :

  • nouveaux panneaux d’information locale, pour indiquer en complément de la signalisation directionnelle, les services et équipements utiles a l’usager, leur implantation étant interdite sur autoroutes et routes a chaussées séparées et leurs bretelles d’accès…de par leur forme et dimension, et inscriptions, ils se distinguent de la signalisation de direction. Une guide est disponible sur le catalogue CERTU qui explique le fonctionnement.
  • pour la voie réservée aux cyclistes du double sens cyclable, le panonceau sous le sens interdit était uniquement "sauf cycliste", deux nouvelles possibilités sont offertes, en utilisant le symbole du vélo , pour une meilleure compréhension
  • la modification des logos du disque pour les panonceaux et panneaux associés aux stationnement contrôlé par disque (logo européen)
  • la possibilité de mise en place d’une indication de durée limitée de stationnement avec contrôle par disque qui n’existait pas auparavant pour les panonceaux associés aux panneaux de stationnement
  • pour les zones de stationnement avec contrôle par disque, une limite fixée à 1h30 maxi
  • le nouveau logo existe aussi pour le panneau de stationnement gratuit avec contrôle par disque pour une durée limitée à 1h30
  • un nouveau panneau indiquant l’entrée d’un tunnel qui a valeur de prescription sur "l’interdiction de faire demi-tour, de s’arrêter, ou de stationner en dehors des emplacements d’arrêt d’urgence prévus", et le panneau de sortie du tunnel qui a valeur de fin de prescription
  • nouvel idéogramme "plus compréhensible" pour l’usager gare ferroviaire pour les voyageurs destiné aux gares dont le trafic de voyageur est sup à 30 000 /an ; l’ancien idéogramme est maintenu pour signaler les gares de trains auto
  • nouvel idéogramme pour signaler un garage ou poste de dépannage
  • nouvel idéogramme de point d’accueil du public dans un espace naturel sensible
  • pour la culture, deux nouveaux idéogrammes pour annoncer la présence d’un musée ayant reçu l’appellation de musée de france, et d’un parc ou jardin ayant reçu le label "jardin remarquable" par le ministère de la culture
  • pour les loisirs, nouveaux idéogrammes permettant de signaler un parc de loisir, un centre équestre, une piscine ou centre aquatique,une plage, une station de ski de descente
  • pour les services, nouveaux idéogrammes autocaravanes, toilettes, distributeur automatique de billets, produits du terroir, et produits viticoles
  • le panneau indiquant la présence d’un ou plusieurs radars automatiques de contrôle de vitesse
  • un panneau indiquant un message de sécurité de portée générale
  • pour les chantiers, le panonceau d’indication diverse associé aux panneaux de danger
  • nouveaux signaux de rampes lumineuses, et flèches lumineuses

 

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