18.11.2009

Travail sur le transfrontalier et ses problèmatiques

Mesdames ;

Mes demoiselles ;

Messieurs ;

 

 

Nombreux sont les travailleurs frontaliers mosellans qui ont trouvé sans peine un emploi au Luxembourg, en Sarre ou bien encore au Palatinat.

Pourtant, une majorité de notre population à dit NON à la Constitution Européenne.

Pour cause : la dégradation de la situation économique dû aux délocalisations d’entreprises certes, mais surtout pour dire le ras le bol quand aux disparités en matière de législations sociales avec nos pays voisins.

Exemples :

Des travailleurs frontaliers et leurs familles sont plongés dans la misère, souvent sans ressources suite à la non reconnaissance de l’invalidité française par l’Allemagne. L’exclusion du système de santé allemand après 18 mois de maladie. Les allocations de rentrée scolaire sont payées avec retard par la CAF, sous forme d’allocation différentielle ou pas du tout. Un travailleur frontalier retraité ou invalide ne peut plus se faire soigner en Allemagne ni se faire hospitaliser bien qu’ayant cotisé pendant toute sa vie active dans le système social allemand.

Dans nos régions frontalière nous avons des hôpitaux même des CHU performants à demi-heure de route, coté Sarrois ou Palatinat ; alors que notre population doit se rendre à deux heures de route pour bénéficier du même service.

Dans d’autres régions de France, des conventions transfrontalières ont été mises en place pour permettre l’accès au service hospitalier à l’ensemble de la population de proximité même ceux qui ne sont pas travailleurs frontaliers.

Quand est-il en Moselle ?

Il faudrait initier au niveau régional une convention depuis peu (Sarre Moselle), une cellule spécialisée pour le transfrontalier pour régler ces problèmes spécifiques à notre région.

Ne nous limitons pas seulement à gérer des fonds structurels, mais comme l’avait défini Robert Schuman « La Communauté Européenne ne devra pas rester une entreprise économique et technique, il lui faut une âme, une conscience et une volonté politique au service d’un même idéal humain. »

C’est l’Homme, l’Humain, qui doit être le centre de nos projets et de nos préoccupations.

 

 

Je vous remercie.

05.11.2009

Céleste Lett, député-maire de Sarreguemines à la séance de l'Assemblée Nationale du mercredi 4 Novembre 2009, IUT et IUFM

M. le président. La parole est à M. Céleste Lett, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.

M. Céleste Lett. Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Tout un chacun reconnaît aujourd’hui les nombreux bénéfices attachés au passage à l’autonomie des universités françaises. Néanmoins, l’enthousiasme général est quelque peu tempéré par des inquiétudes persistantes relatives aux restructurations locales prévisibles, notamment pour les petits sites universitaires tels que les IUFM et les IUT de taille modeste. Je peux ainsi citer le cas de ma ville, Sarreguemines, où la communauté d’agglomération a énormément investi.

Dans le cas des IUFM, en particulier, certains redoutent que l’importance qu’il y a à stabiliser des viviers locaux d’enseignants sur toutes les zones géographiques ne soit pas perçue, entravant ainsi la construction de projets pédagogiques consistants dans les écoles primaires.

Ma première question, madame la ministre, est donc de savoir si la planification de l’avancement des restructurations locales aura à cœur de porter un regard attentif sur les exigences de terrain, de la nature de celle que je viens d’évoquer, par exemple.

Concernant maintenant la mastérisation de la formation des maîtres, il s’agit clairement d’une mesure pertinente qui, dans le cadre d’une harmonisation à l’échelle européenne, affirme à juste titre la reconnaissance à bac plus 5 d’une formation délivrée à bac plus 5.

Cependant, des voix s’élèvent, au sein de certains IUFM, pour dénoncer l’impossibilité qui leur est signifiée de faire habiliter des mastères pluridisciplinaires. Non seulement, les petits sites ne disposent pas de viviers d’étudiants susceptibles d’alimenter des mastères disciplinaires, mais, d’autre part, la polyvalence que l’on est en droit d’attendre d’un professeur des écoles ne saurait être garantie que par des formations pluridisciplinaires et professionnelles.

Ma seconde question, madame la ministre, est donc de savoir si l’impossibilité pour un IUFM de soumettre un mastère pluridisciplinaire et professionnel est irrévocable ou, au contraire, a une chance d’être reconsidérée eu égard aux enjeux multiples qui s’y rapportent.

Je vous remercie, madame la ministre, de rassurer les élus des villes moyennes. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. le président. La parole est à Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Monsieur le député, permettez-moi de rappeler que la réforme de la formation des enseignants du premier degré, des collèges et des lycées est une chance.

 

Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur. C’est une chance pour nos étudiants, parce qu’ils vont être formés en cinq ans, et non plus en trois ans. Ils auront donc davantage de connaissances, davantage de compétences, et des stages de pré-professionnalisation avant de passer le concours, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Cette réforme est aussi une chance pour nos élèves, parce qu’ils auront des professeurs mieux formés, dont les carrières seront revalorisées et qui seront mieux rémunérés, donc plus épanouis.

Cela dit, vous m’interrogez sur la question du rôle des IUFM, et singulièrement de leurs antennes de proximité, tout particulièrement votre antenne bilingue de Sarreguemines. Comme j’ai rassuré tout à l’heure votre collègue Dolez, je tiens à vous rassurer, ainsi que l’ensemble de la représentation nationale : les pôles universitaires de proximité qui sont constitués aujourd’hui par les anciennes antennes des IUFM intégrées à l’université ont un bel avenir devant eux.

Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur. Ils auront pour rôle d’assurer la formation continue des étudiants, au plus près des classes, et d’organiser la gestion de leurs stages.

J’ajoute que les mastères enseignement, pour les professeurs des écoles, devront être pluridisciplinaires et professionnalisants. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)